l e s  r e t r a i t e s 

 

 

 


                                                                                  

 

 

 

 

DOSSIER : LA CGT-FO FACE AUX PROBLEMES DES RETRAITES.

 

 

Quelques illustrations qui démontrent,

Que le problème est récurant !

 

 

 

à votre avis qui est le signataire de cette illustration   ?

Et, de cette petite phrase ; T’arrive trop tard, mon vieux. T’as pas pris la bonne route…

 

 

 

 

 

La retraite par répartition, une belle idée… Mais est-ce l’idée généreuse de l’action populaire ?

 

 

Les retraites ; Quelles perspectives ?

 

Il y à longtemps que les gouvernements successifs essaient de résoudre, sans y parvenir, le problème des retraites…

 

La question est simple :Comment maintenir une retraite pleine et entière à 60 ans pour tous après 37,5 années d’activité ?

 

Ce serait simple si une multitude d’intérêts divergents ne venait battre en brèche les assises mêmes de la protection sociale et des retraites basées jusqu’ici sur la solidarité inter-générations.

 

Il faudrait que les salariés travaillent plus longtemps ( Barcelone 2002 repoussait la Cessation d’activité de 58 à 63 ans ) et, ce pour des retraites plus réduites.

 

 

Les salariés ne sont pas dupes. La CGT-FO s’élève contre des formules qui n’ont d’autre but que de favoriser le CAPITAL.

 

La création des « Fonds de Pensions à la française » ne sont qu’un passage déguisé du système de retraites par répartition au système de retraites par Capitalisation.

 

Pour la CGT-FO les solutions existent pour assumer des retraites équitables et justes. Marc BLONDEL s’élève contre la désinformation dans laquelle ont tient les salariés pour leur faire avaler la « pilule ».

 

 

Les réformes envisagées sont-elles innocentes ?

 

 

La question des Retraites semble aujourd’hui d’une complexité infinie. En fait, elle se résume à quelque chose de bien simple. L’argent issu du travail financera-t-il les Caisses de Retraites des Salariés ou les revenus du Capital ?

 

Aujourd’hui, le patronat ne jure que par la compétitivité, les Pouvoirs Publics par le Libéralisme Economique…

 

S’appuyant sur le vieillissement de la population et le déséquilibre prévisible entre Actifs et Inactifs, le Patronat et le Gouvernement n’ont de cesse d’affirmer que les retraites à la Française sont trop onéreuses pour le futur.

 

 

Que veulent le patronat et le gouvernement ?

 

 

Très prudent dans l’annonce de ses intentions, le gouvernement se dit favorable au dialogue social et à la concertation. L’épisode de l’application de l’Accord EDF-GDF, malgré le refus du personnel, montre qu’une option de passage en force est toujours possible. Quant à l’objectif, M RAFFARIN s’est contenté de rappeler que la durée de cotisations constitue, avec le niveau des Retraites l’un des trois paramètres décisifs sur ce dossier.

 

Vivre mieux et plus longtemps.

 

 

Grâce aux progrès de la médecine et à la Sécurité Sociale, le pourcentage des personnes ayant dépassé l’âge de la Retraite dans la population est amené à croître au cours des quarante prochaines années. En bref, au lieu des douze millions de personnes âgées de soixante ans et plus que compte actuellement la France, il y aura vingt-deux millions de Seniors dans un demi-siècle sur une population totale de 64, 5 millions de personnes ( 5 millions de plus qu’en 2000).

 

Cette situation démographique est-elle préoccupante au point d’en tirer des conclusions alarmistes sur l’équilibre de nos régimes de Retraites ? En aucune façon !

 

 

Comment moins d’actifs peuvent payer plus d’inactifs ?

 

 

Pourquoi passe t’on sous silence les prévisions économiques sur la Productivité du Travail ?

Celle-ci devrait progresser de 1,6 % à 1,8 % par an jusqu’en 2040, alors que la progression n’a été que de 1,3 % au cours de la dernière décennie.

 

Selon les projections économiques établies par le COR, l’environnement économique devrait redevenir favorable d’ici 2010. La population active occupée devrait compter plus de 3 millions de personnes supplémentaires en 2010. C’est élément nouveau corrige les besoins de financement des Retraites.

 

 

La répartition des richesses c’est quoi ?

 

 

Chaque année, la valeur ajoutée de l’activité des entreprises et des Administrations est considérable. En 2001, en France, elle a atteint 1350 Milliards d’€.

Si l’on prend uniquement ce qu’on appelle les Sociétés non Financières ( qui contribuent pour 60 % à la valeur ajoutée totale ), on constate qu’en 1982, 72,5 % de la Valeur Ajoutée allait à la rémunération des Salariés et 25 %, aux profits !

Depuis, pour les Salariés c’est la DEGRADATION DES SALAIRES. En 2001, 64,7 % sont allés au salaires et ,31,6 % aux PROFITS !

 

Pour l’ensemble de la période, ce sont ainsi 790 Milliards d’€ qui ne sont pas allés aux salaires et par conséquent, aux Régimes par Répartition…

 

 

Que fait l’Europe ?

 

 

Il est impossible de comprendre les Directives Européennes sans savoir que de puissants lobbies agissent dans les coulisses.

C’est le cas de l’EFREP (European Federation of Retirement Provision)qui défend les intérêts des fonds de pension professionnels, et du CEA ( Comité Européen des Assurances ), lobby dont fait partie la Fédération Française des Sociétés d’Assurances.

L’activisme de ces lobbies, industriels et financiers, pèse évidemment dans le sens d’une plus grande libération des marchés à commencer par celui des retraites.

 

 

37,5 Ans pour tous, est-ce possible ?

 

 

Il faudra dépenser plus pour les retraites, voilà un fait acquis !

 

Selon le Conseil d’Orientation des Retraites ( COR), le financement futur du régime devrait coûter entre 4 et 6 points des richesses produites par le Pays, soit environ 16 % à 18 % du Produit Intérieur Brut  ( PIB ), qui mesure l’ensemble des richesses produites dans le pays.

 

La CGT-FO a souligné qu’un retour aux 37,5 ans et demi de cotisations, dans le privé ne coûterait que 0,3 point du PIB à l’horizon 2040 ( Chiffres en provenance du COR ), un chiffre dérisoire.

 

 

 

Comment faire face aux déficits ?

 

 

Pour la CGT-FO préserver la solidarité peut nécessiter des augmentations de cotisations, d’autant plus faciles à mettre en œuvre que les salaires augmenteront.

De même, il faut soumettre aux cotisations sociales les rémunérations qui y échappent, tels que l’intéressement ou la participation.